Quelques jours passes dans l'ancienne capitale du joyau de l'empire britannique. Calcutta c'est tres, tres depaysant. En cette mi decembre, le temps etait ideal, ciel bleu, temperature autour de 25 degres, et une greve generale le 14 pour profiter d'une ville retombee dans la quietude, toute relative, des parties de cricket dans les rues desertees de tout traffic.
Calcutta possede un heritage architectural fascinant, avec des airs de Londres tropicale, rongee par le laisser faire (le temps, les elements...) local.
La reputation de misere des habitants les plus pauvres de la ville n'est pas usurpee. L'impression laissee par une visite par erreur un soir dans le marche a la viande de New Market ne s'effacera pas de sitot. Dans la halle obscure ou flottait encore epaisse comme du sang l'odeur melee des troupeaux et de la chair morte qu'ils etaient devenus au cours de la journee, on apercevait des mendiants recroquevilles sous les billots des bouchers et des chats qui en grattaient de leur langues rapeuses des lambeaux comestibles.
Apercu aussi dans le lit de la riviere dont l'eau sacree sert a purifier les pelerins du temple de Khali
-en photo ci-contre- (en realite un cloaque aux maigre eaux noires) un enorme porc fouinant dans la m... ou encore cette scene de rue ou l'on voit des enfants jouer avec animation avec deux rats morts:
Contraste evident avec le splendide hotel Oberoi
ou la superbe tarte a la creme du Victoria Memorial Hall
Enfin une derniere touche sur l'Inde comme conservatoire vivant de la mecanique anglaise de la premiere moitie du XXe siecle: les Hindustan Ambassadors forment encore le gros du traffic, et les antediluviennes motos Royal Enfield sont toujours produites.
Pour les retifs a la mecanique il y a aussi les rickshaws ou les dromadaires.









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